L’entité de l’épée
Unmei no higeki
Le duel entre Akaro et le chef de la garde atteint son paroxysme. Après sa victoire écrasante, Akaro exige des réponses concernant l’entité de l’épée, jusqu’à attirer l’attention de la princesse des épéistes.
— J’ai sermonné le fils. Je peux très bien faire la même chose avec son père, déclara Akaro d’une voix glaciale.
Ses lames meurtrières tournoyaient avec une maîtrise terrifiante entre ses mains.
Le terrain semblait vibrer sous cette nouvelle intensité.
Même le chef de la garde, malgré son expérience et son statut, ne pouvait ignorer la pression écrasante qui émanait désormais d’Akaro.
Les deux épéistes ne se quittaient plus des yeux.
Autour d’eux, la foule retenait son souffle, captivée par l’affrontement imminent.
Au loin, le croassement des corbeaux résonnait dans les airs, comme l’annonce d’un mauvais présage pour l’un des deux combattants.
Au moment même où le vent se leva, le chef de la garde se rua sur Akaro et tenta de lui porter un coup à la hanche.
Akaro ne chercha pas à esquiver.
Au contraire.
Il para le coup avec ses lames enchaînées.
Le choc des armes résonna dans tout le terrain d’entraînement, marquant officiellement le début du combat.
Akaro contre-attaqua immédiatement avec un violent coup de genou.
Pris au dépourvu, le chef de la garde considéra cette attaque comme une véritable humiliation, ce qui ne fit qu’alimenter davantage sa colère.
Il riposta par un coup puissant, mais Akaro anticipa parfaitement son mouvement et répondit avec une fluidité presque irréelle.
À mesure que les échanges se multipliaient, Akaro semblait lire chacun des mouvements de son adversaire avant même qu’ils ne soient exécutés.
La foule comme le chef de la garde restaient sans voix face à une telle aisance.
Finalement, Akaro abandonna complètement sa posture défensive.
D’un mouvement fluide, il fit tournoyer ses lames autour de lui tout en avançant lentement vers son adversaire.
Les rotations de ses armes devenaient presque impossibles à suivre du regard.
Puis soudain…
L’une des lames entailla le chef de manière imprévisible.
Puis une autre.
Et encore une.
Le chef tenta alors de déstabiliser Akaro en se décalant brusquement sur le côté tout en lançant une dague en direction de son visage.
Mais sa tentative échoua lamentablement.
L’arme projetée fut instantanément déviée dans les airs.
Profitant du déséquilibre momentané de son adversaire, Akaro frappa aussitôt sa cheville avec le côté non tranchant de sa lame.
Le chef de la garde s’effondra au sol.
Avant même de pouvoir réagir, il fut immédiatement désarmé.
Son pourcentage de victoire, déjà tombé à 2 %, venait désormais d’atteindre 0 %.
Le combat était terminé.
La défaite du chef de la garde était absolue.
Akaro l’avait emporté.
Pourtant, malgré la fin du combat, personne dans la foule n’osait parler.
Le silence régnait.
— Allez… Tu vas maintenant me raconter cette histoire sur l’Entité de l’Épée.
Le chef cracha au sol avec mépris.
— Tss… Plutôt mourir.
Akaro tourna alors son regard vers Hiroshi.
— Tu en sais beaucoup sur l’Entité de l’Épée ?
Tout en parlant, il se préparait mentalement à exécuter le chef de la garde.
— Comparé à mon père… non.
Cette réponse confirma aussitôt les soupçons d’Akaro.
Le chef était probablement la seule personne ici capable de répondre à ses questions.
— Ne sois pas mauvais perdant, chef.
Le chef serra les dents avant de répondre :
— La Princesse des Épéistes a ordonné que toutes les informations concernant l’Entité de l’Épée restent confiden—
Akaro interrompit brutalement sa phrase en pointant sa lame contre sa gorge.
Les autres gardes voulurent immédiatement intervenir, mais leur chef leur fit signe de reculer.
— En tant qu’épéiste, je reconnais que tu m’es supérieur…
Sa voix tremblait de rage.
Ses poings serrés révélaient toute sa frustration.
— Mais je refuse d’accepter la nature de ton esprit !
Tu as tué d’innombrables personnes !
Tu ne mérites rien de notre ville !
Ses yeux brûlaient d’indignation tandis que sa respiration devenait de plus en plus lourde.
Akaro resta parfaitement calme.
— Donc cette princesse en sait davantage que toi.
La foule comprit immédiatement ce qu’il avait en tête.
Tous attendaient avec tension la réponse du chef vaincu.
Celui-ci se mit à rire nerveusement.
— Tu veux que je t’emmène voir la princesse ? C’est ça ?
Tu es une menace !
Jamais je ne t’accorderai ce droit !
— Selon les conditions fixées avant le combat, tu dois faire tout ce que je veux.
Même tuer la princesse.
À ces mots, un membre de la garde perdit immédiatement son sang-froid.
— Ça suffit !!!
Le garde se rua sur Akaro dans l’intention de le transpercer.
Akaro leva aussitôt sa lame.
Mais au moment exact où la tête du garde semblait sur le point d’être séparée de son corps…
Une voix résonna dans toute la place.
— Arrêtez !
L’autorité contenue dans cette voix écrasa instantanément toute l’agitation environnante.
Le silence retomba aussitôt.
Tous les regards se tournèrent vers l’origine de cette voix.
La Princesse des Épéistes venait d’apparaître.
Sa silhouette se dressait devant la foule avec une présence imposante et noble.
Même les gardes semblaient paralysés par son autorité.
Elle posa alors un regard méfiant sur Akaro.
— Donc… c’est moi que tu voulais voir ?
Me voilà.
Chapitre terminé
Fin du chapitre.
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La princesse des épéistes