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Le mercenaire de la princesse

Unmei no higeki

Après une nuit agitée au château, Akaro découvre davantage la ville des épéistes et commence à comprendre la véritable nature de Yukiko et de l’entité de l’épée. Entre tensions, révélations et négociations dangereuses, un accord inattendu se forme entre la princesse et l'épéiste.

Au lieu de chercher le sommeil, Akaro saisit l'opportunité d'escalader le château. Avec agilité et facilité, il parvint au sommet, offrant une vue imprenable sur la ville de nuit. Là-haut, il trouve un rebord sur lequel s'asseoir. Tandis que la nuit enroule la ville dans son voile obscur, les yeux perçants d'Akaro se posent sur le paysage qui s'offre à lui.

Des lumières agréables font apparaître les ombres passantes des habitants. L'épéiste suit du regard les allées et venues de ces derniers : guerriers et commerçants. Chacun vaquant à ses occupations nocturnes. Certains rires lointains et éclats de voix parvenaient jusqu'à son oreille comme un doux murmure. Créant ainsi une symphonie animée qui contraste parfaitement avec le calme de la nuit.

La ville dégage une aura surnaturelle, ne se limitant pas seulement à la terre ferme. Les étoiles visibles au-dessus de la ville semblent briller d'une lueur particulière. Ces étoiles qui habitent le ciel, venaient se refléter dans les canaux de la ville, créant des éclats d'argent agréable à contempler.

Alors Que Akaro continue d'observer le paysage nocturne, un frisson parcourt son être. La ville semble l'attirer, et l'envahir d'un sentiment qui lui est inconnu. Une légère brise caresse son visage, apportant avec elle l'odeur douceâtre et parfumée des fleurs du château.

Après plusieurs heures à observer le doux spectacle de la nuit, Akaro décide de retrouver sa chambre et de s'y reposer comme il était convenu.

Le lendemain

Une personne frappa brusquement la porte de la chambre.

« Êtes-vous réveillé !? » s'exclama une voix d'un ton pressé.

Akaro posa silencieusement ses mains sur la poignée de ses lames. D'un geste fluide et rapide, il ouvrit la porte, révélant les gardes qui se tenaient derrière. Avant même qu'ils aient le temps de réagir, l'épéiste pivota sur ses talons et utilisa la garde de sa lame comme une extension de ses bras. Dans un mouvement brutal et précis, il asséna un coup puissant aux deux gardes, les frappant chacun leur tour sur la nuque.

« Je me suis réveillé depuis un moment déjà. » réplique Akaro d'un ton agacé.

Il leva les yeux, et vit une servante qui a assisté à toute la scène.

Il lui demanda :

« Que me voulaient-ils ? »

« Je-Je n'ai rien vu ! » Dit-elle en paniquant.

Il s'approcha lentement d'elle tout en traînant son arme au sol. Le bruit de la lame raclant le sol du couloir, faisait résonner un son qui glaçait le sang de la pauvre servante qui ne faisait que passer. Sa tentative de dissimulation avait été en vain, et elle pouvait sentir la menace palpable qui émanait de cet homme énigmatique.

Elle se mordit la lèvre inférieure, ses mains se crispant sur les pans de sa robe, cherchant un échappatoire invisible. Elle inspira brusquement, cherchant désespérément les mots pour répondre à la question d'Akaro.

Lorsqu'elle parla enfin, sa voix était à peine audible, un murmure tremblant dans l'air chargé de tension.

« Ils... Ils voulaient que vous rejoigniez la princesse ! Car elle vous attend... »

Les mots s'échappèrent de sa bouche comme une supplication, une tentative maladroite de se raccrocher à la dernière parcelle de sécurité qui lui restait.

Sans dire un mot, Akaro range son arme, et part à la rencontre de la princesse, laissant les deux gardes au seuil de sa porte, et une servante traumatisé derrière lui...

Les jambes de la servante lâchèrent, et elle finit par s'écrouler, voyant la silhouette d'Akaro s'éloigner de plus en plus.

Dans la salle de la princesse

Comme la veille, Akaro et la princesse se retrouvèrent seuls.

« Tiens ? Tu n'as pas été escorté ? »

« Ai-je réellement besoin d'être escorté ? Vos gardes n'ont aucun tact et frappent fort dans les portes comme si c'était normal. »

« Tu... Tu ne les as pas tués j'espère ? »

« Non. Juste assommés. »

« Ah. »

Comme si c'était normal d'assommer les personnes que je lui envoie...

« Sinon ! La nuit a été bonne ? » dit-elle d'un ton amusée.

« Mais dis-moi princesse... »

« Yukiko. » l'interrompit-elle. « Je suis la princesse de la ville des épéistes, Yukiko. »

Akaro comprit que c'était à son tour de se présenter.

« Je ne dis mon nom qu'aux personnes qui le méritent. Et au vu de ta puissance... »

Akaro fit une pause, et évalua son pourcentage de victoire. Il s'élevait à 1%.

« Tu ne vaux rien. »

En effet, malgré le fait que le pourcentage d'Akaro s'élevait à 1%, il sentait que ce n'était pas à cause de la puissance de Yukiko, mais d'autre chose. Le danger qui émanait du petit accessoire blanc était identique au sourire qu'il avait aperçu avant de s'évanouir.

La princesse retira alors l'artefact.

À mesure qu'elle le retirait, une transformation s'opéra. L'objet changea de forme, adoptant désormais celle d'un pendentif losange noir avec une gemme au centre. Et en-dessous, nous pouvions apercevoir le même sourire.

Elle le mit de côté, puis se leva.

« Tu as raison. Maintenant, tu peux me réévaluer si ça te chante. »

C'est ce qu'il fit.

Et son pourcentage de victoire s'élevait à présent à 99,99%.

« J'en étais sûr. » lui dit Akaro. « Quel est cette chose que tu portais ? »

Chapitre terminé

Fin du chapitre.