La ville des épéistes
Unmei no higeki
Akaro arrive dans la célèbre ville des épéistes à la recherche de nouvelles armes. Mais sa rencontre avec un marchand arrogant et un mystérieux jeune homme attire rapidement l’attention.
Le lendemain
Dès l’aube, Akaro prit la route en direction de la ville des épéistes.
En ce lieu, il espérait trouver une arme de substitution afin de ne plus avoir à nettoyer son arme principale après chaque affrontement.
Il avançait à pied, restant constamment sur ses gardes au cas où il croiserait un adversaire redoutable.
Après sept heures de marche, Akaro arriva enfin dans la ville.
De nombreux épéistes, tous plus talentueux les uns que les autres, attirèrent son attention… mais aucun ne semblait suffisamment intéressant à ses yeux.
Dans une armurerie
— Bienvenue dans l’armurerie la plus réputée de la ville ! lança le vendeur avec enthousiasme.
Akaro ne lui accorda même pas un regard. Il observait attentivement les armes exposées autour de lui.
— Vous n’avez pas l’air d’être d’ici, je me trompe ?
— Oui. Je cherche une arme simple à manier.
Le vendeur éclata aussitôt de rire.
— Tu te moques de moi ?! Sors de ma boutique, petit. On ne joue pas avec les armes que je vends.
Le vendeur s’apprêtait à poser la main sur le prétendu « petit » afin de le faire sortir lorsqu’un jeune homme entra dans l’armurerie.
Soudainement, l’atmosphère se tendit.
Akaro se mit instinctivement sur ses gardes.
92 % de chances de l’emporter…
Il est fort, surtout comparé aux habitants de la ville précédente.
Le jeune homme attira immédiatement l’attention du vendeur.
— Auriez-vous des lames enchaînées ?
— Oh, bien sûr ! Suivez-moi !
Le vendeur se hâta de le conduire plus loin dans la boutique, laissant le prétendu gamin seul derrière lui.
Des lames enchaînées… Comme les armes des bandits que j’ai croisés.
Ça peut être intéressant.
C’est simple à manier, et je pourrais les faire tournoyer autour de moi.
Un peu plus loin dans la boutique
— Oui, oui ! Ces lames ont été forgées avec les matériaux les plus raffinés !
— Il faudrait que je les teste avant, répondit le jeune homme d’un ton ferme.
— Bien évidemment ! Cependant, pour pouvoir les essayer, vous devez signer un contrat de dédommagement au cas où elles viendraient à se briser. Ce qui, bien sûr, ne risque pas d’arriver… mais ce sont les règles.
— Entendu.
Le vendeur présenta alors le contrat.
— Vous n’avez plus qu’à signer !
Akaro les interrompit soudainement :
— Je vais prendre ça.
— T’es encore là, toi ?! s’exclama le vendeur.
Les regards se posèrent sur les lames enchaînées qu’Akaro avait choisies, et une lueur d’inquiétude traversa aussitôt les yeux du marchand.
— Tu… tu n’y connais vraiment rien !
D’un geste calme et délibéré, Akaro fit claquer les chaînes des lames qu’il tenait, produisant un bruit métallique aigu.
Puis, d’un mouvement fluide et précis, il abattit ses armes sur celles que le jeune homme convoitait.
Un grincement angoissant résonna dans toute la boutique lorsque les lames se brisèrent sous le coup implacable d’Akaro.
Le vendeur resta figé, l’horreur peinte sur son visage.
Son souffle devint plus court tandis qu’il serrait les poings en grinçant des dents.
— Co-Comment as-tu osé ?!
La voix d’Akaro résonna alors comme un écho glacé.
— Apprends à mesurer tes mots, marchand. Ne me prends pas de haut alors que je pourrais te tuer d’un simple regard.
Le jeune homme, ne sachant comment désamorcer la situation, tenta maladroitement de détendre l’atmosphère.
— Je croyais qu’elles n’étaient pas censées se casser ?
Le vendeur répondit précipitamment, la voix tremblante :
— O-Oui ! Elles n’étaient pas censées se briser ! Surtout face à des lames de basse qualité…
Akaro planta son regard glacial dans celui du vendeur, laissant un silence oppressant s’installer.
Puis il balaya lentement la boutique du regard, imposant sa présence par une aura menaçante.
Il accrocha ensuite les lames enchaînées autour de son cou et se dirigea vers la sortie sans ajouter un mot.
Le vendeur, visiblement intimidé et impuissant face à l’épéiste, ne trouva pas le courage de l’arrêter.
Il observa avec anxiété le départ du mystérieux homme, comprenant qu’il n’avait d’autre choix que de le laisser partir sans payer, ni même réclamer un remboursement pour les armes détruites.
Akaro quitta finalement la boutique d’un pas assuré, laissant derrière lui le vendeur terrifié ainsi que les éclats des lames brisées.
Une légère brise s’engouffra alors dans l’armurerie, apportant avec elle une sensation d’effroi persistante…
comme si l’ombre menaçante d’Akaro continuait de planer sur les lieux même après son départ.
Chapitre terminé
Fin du chapitre.
Continuer
8% de victoire