Le Feu du Courage
Unmei no higeki
Le premier duel tourne au cauchemar pour les gardes, mais Akaro leur enseigne une vérité essentielle : même une faible chance peut devenir une victoire. La séance d’entraînement prend alors une dimension bien plus humaine et brutale.
Le monstre montrait une férocité impressionnante, il faisait deux fois la taille d'un humain. Tous, encouragèrent le garde qui se battait. Akaro analysait avec soin le combat, et dit à l'assistant de mettre à l'écrit tout ce qu'il lui disait.
Le garde était quelque peu en difficulté. Il arrivait à parer les attaques du monstre, mais ces attaques étaient trop lourdes, alors sa garde vacillait.
C'est ainsi qu'il prit des coups violent. Fort heureusement pour lui, son armure amortissait légèrement les impacts.
Tandis que le combat se déroulait, Akaro détaillait à son conseiller les points forts et points faibles qu'il devait noter.
La première minute fut écoulée. N'ayant infligé qu'une blessure superficielle à l'ennemi, le garde voulu abandonner. Voyant cela, Akaro prit la parole :
« Qu'est-ce que tu nous fais là ? Tu penses que ça marche comme ça en temps de guerre ? Tu veux vraiment mourir comme ça ? »
Le monstre leva sa main pour achever le garde, quand soudain, la voix encourageante de la princesse et de quelques habitants se fit entendre.
« Aller ! Courage ! Relève-toi ! » cria la princesse.
Sur ces paroles, le garde esquiva l'attaque du monstre. Une flamme ardente brûlait dans son regard. Akaro constata que la balance avait légèrement bougé du côté du garde. La princesse s'approcha de l'instituteur.
« L'encouragement fonctionne aussi pour booster les soldats, monsieur Yami. » dit-elle avec amusement.
Akaro ne répondit pas, et continua d'observer le combat avec attention.
La fin du temps arriva, Akaro immobilisa le monstre immédiatement, et le renvoya dans sa cage.
Les gardes étaient stupéfaits de voir comment le monstre lui obéissait.
C'est le roi des monstres ? Se disaient-ils.
Akaro s'adressa au garde.
« Bravo, tu t'es bien battu. »
Le garde se mit à rire.
« Je n'appelle pas ça m'être bien battu. Je n'ai pas réussi à le battre, et je m'en sors avec le bras fracturé... Désolé de vous avoir déçu. »
« Pour être honnête, je pensais que tu serais à moitié mort. Donc non, tu ne m'as pas déçu. Je ne t'ai jamais dit qu'il fallait le battre. Je te rappel que tu n'avais que 5 %. Et pourtant, tu as réussi à sérieusement l'amocher. »
Le garde se mit à sourire, fier de lui.
« Dis moi ? Qu'as-tu ressenti ? Quand les habitants et la princesse t'ont encouragé ? » lui demanda Akaro, intrigué.
« Je ne saurais pas trop le décrire. C'était comme un feu dans mon cœur. Je me suis battu comme si je devais à tout prix protéger les habitants et la princesse. Ça m'a boosté ! »
« Hmm. Je vois. Repose-toi sur le côté. Assistant, donne lui sa fiche pour qu'il étudie mes retours. »
« Bien ! »
La princesse, voyant que tout se déroula à merveille repartit de son côté, escorté par ses gardes.
Les autres combats se déroulèrent tous à la suite. Le pourcentage le plus bas qu'il y a eut était 0%. Il eut un total de 50 blessés, dont 4 graves. Du côté des monstres, il eut 14 pertes.
À la fin de la séance, un garde s'adressa à Akaro.
« Maître Yami ?... Comment et quand avez-vous ramené ces montres ? Sachant qu'il y en a de très très lourds ? »
« Je me suis levé à 4 heures et je suis allé les chercher avec l'aide de différents objets. Notamment avec des fils, et simplement par la force. Les monstres fonctionnent comme les humains d'une certaine façon. Une fois qu'ils sont dominés, ils obéissent. »
« Et où avez vous trouvez les cages ? »
« Une sorcière de la forêt arrive à créer des cages magiques à partir de différents métaux. J'ai donc obtenu son aide en échange de l'élimination de quelques monstres. Et pour transporter tout ça jusqu'ici, j'ai laissé les monstres les plus robustes le faire pour moi. »
Tous furent stupéfaits, et se rendirent compte de l'incroyable puissance de leur instituteur.
Après avoir évalué tous les gardes, il ne restait que peu de temps avant l'heure de fin. Akaro voulut alors se mesurer à tous les gardes en état de se battre. L'un d'eux s'avança.
« Nous tous ? Contre vous ? »
« Oui. » répondit fermement Akaro, en saisissant deux épées en bois.
Il se mit en position de combat, et fit face aux gardes. Voyant que leur instituteur était sérieux, les gardes unirent leur esprit d'épéiste, et évaluèrent leur taux de victoire.
Sachant que c'était perdu d'avance, Les gardes se rassemblèrent et eurent une idée.
Une foule de personnes se rassembla tout autour du terrain. Tous furent tous intrigués de voir des monstres dans des cages pendant l'entraînement quotidien des gardes d'élite.
L'un des gardes prit la parole.
« Maître, nous avons une meilleure idée. »
« Je sais ce que tu vas me dire. »
Akaro leur fit signe de reculer, et d'un simple geste, toutes les cages furent ouvertes, et tous les monstres lui foncèrent dessus.
Ce fut la pagaille dans la foule, qui était inquiète pour leur propre sécurité.
Lorsque les yeux se posèrent sur Akaro, il devint évident qu'il dominait les monstres avec une aisance déconcertante. Les spectateurs passèrent progressivement de l'inquiétude à la fascination, tandis qu'ils assistaient à une danse mortelle d'une précision presque surnaturelle. La scène semblait tout droit sortie d'un rêve, où Akaro était le maître incontesté de chaque mouvement.
Sa supériorité était palpable, faisant naître un sentiment de respect mêlé d'étonnement.
On aurait dit que les monstres étaient de simples marionnettes, agissant en harmonie avec les gestes fluides d'Akaro.
Son aura semblait le protéger, le rendant intouchable, et chaque spectateur fut captivé par la synchronisation parfaite entre l'homme et les créatures.
Au fil de l'affrontement, le silence respectueux de la foule laissa place à des murmures d'admiration.
Akaro était devenu le pivot de cette scène extraordinaire, transformant un simple entraînement en une véritable démonstration de maîtrise et de puissance.
Pas une seule fois il ne fut atteint, comme si même les lois de la gravité ne pouvaient l'atteindre.
La performance était si incroyable que certains se demandaient si ce n'était pas un spectacle minutieusement orchestré, mais il était clair que chaque mouvement était spontané et naturel.
Akaro semblait danser avec la mort elle-même, et le monde retenait son souffle devant cette démonstration magistrale de compétence.
Chapitre terminé
Fin du chapitre.
Continuer
Le Marionnettiste de la Mort