Unmei no higeki
Akaro se rend à l’armurerie de la ville afin de choisir une nouvelle arme. Mais au milieu des centaines d’équipements exposés, son attention est attirée par une étrange lame maudite.
Devant l'armurerie de la ville
Le vendeur était en train de fermer boutique quand il entendit des bruits de pas derrière lui.
« C'est fermé. » répondit-il sans prendre la peine de se retourner.
« Ah bon ? »
Le vendeur se retourna, et se figea en voyant de qui il s'agissait. Sa voix se mit à trembler.
« O-Oh c'est vous !? Je-Je suis navré mais la boutique vient de fermer. Vous pouvez repasser demain à la première- »
« Pourtant c'est encore ouvert là. » dit-il en pointant du doigt la porte d'entrée.
« J'étais justement en train de fermer ! »
« En tant que mercenaire personnel de la princesse, je dois rapidement me procurer une bonne arme. » Dit-il en montrant ses lames enchaînées.
Le vendeur resta figé.
C'est vrai qu'il a ce statut maintenant ! Je ne dois surtout pas me mettre à dos la princesse ! Pensa-t-il.
Alors, sans plus tarder, les deux entrèrent dans la boutique.
À l'intérieur de la boutique d'arme, les murs étaient tapissés d'une variété d'armes en métal brillant, soigneusement accrochées à des crochets et des supports. L'air était imprégné d'une légère odeur de cuir et de métal, créant une ambiance distinctive.
Les étals étaient organisés en sections, avec des épées, des haches, des arcs et des flèches soigneusement alignés, une section pour différentes sortes d'objets, et une section dédiée à la magie. Des armures et des boucliers étaient exposés de manière à mettre en valeur leur qualité artisanale.
La lumière provenant de quelques lanternes suspendues au plafond apportait une lueur douce et chaleureuse à l'intérieur de la boutique, mettant en évidence les détails complexes des armes et des équipements.
Les étagères en bois étaient remplies de divers accessoires, des fourreaux aux ceintures, en passant par les pièces de rechange pour les armes.
Le vendeur avait rapidement retrouvé son professionnalisme et guidait Akaro à travers les allées, discutant des différents modèles et des avantages de chaque arme.
Les éclats métalliques et les reflets dans les vitrines conféraient à l'endroit une atmosphère à la fois fascinante et solennelle, tout en témoignant de la diversité des choix disponibles.
Akaro s'arrêta devant la section dédiée à la magie.
« Pourquoi est-ce qu'il y a ça ici ? C'est une ville d'épéiste non ? »
« Il est vrai que cette partie de la boutique n'a pas énormément de succès auprès des habitants de la ville, mais quand des aventuriers et des touristes passent par là, ils nous rapportent gros ! » dit-il, fière de lui.
« Hmm je vois. »
Akaro poursuit le tour de la boutique.
Il s'arrêta au comptoir, où il vit une photo de famille. Le vendeur fut gêné qu'une personne telle que Akaro fixait cette photo. Il pensait au pire, et s'empressa de cacher l'image.
« Vous et votre famille ? »
« Ou-oui. » Répondit le vendeur d'un ton hésitant.
Sans dire un mot de plus, Akaro poursuivit son tour.
Après deux heures à faire encore et encore le tour des rayons, deux personnes entrèrent dans la boutique. Il s'agissait de la femme du vendeur, et de son fils.
Le vendeur était paniqué, car il voulait à tout prix éviter de mêler sa famille à Akaro qui est un personnage assez effrayant et imprévisible. Il profita donc que l'épéiste était concentré, pour mettre sa famille à l'écart.
« Pourquoi êtes-vous ici !? » dit le vendeur, énervé.
Sa femme, le regarda d'un air inquiet.
« On s'inquiétait. Voilà deux heures que tu es censé être à la maison. »
« Je le sais bien ! Mais j'ai un client important ! Retournez à la maison je vous y rejoind- »
La voix d'Akaro interrompit la phrase du vendeur.
Il était enfin décidé.
Son choix était porté sur une arme sombre, qui semblait être empreinte d'une aura maudite.
La poignée, semblable à du bois sombre et ancien, offrait une prise ferme, tandis que la garde adoptait une forme asymétrique, créant un demi-cercle tourné vers le pommeau. Cette garde était également conçue dans le même bois foncé.
Des ronces s'étendaient élégamment jusqu'au milieu de la gouttière, ajoutant une touche d'élégance sauvage à l'épée.
Des inscriptions énigmatiques, tracées avec une précision surnaturelle, couraient le long de cette même gouttière, prenant vie avec une lueur grise mystérieuse qui semblait émaner de leur mystique profondeur.
L'éclairage subtil de la boutique mettait en évidence ces marques énigmatiques, ajoutant une touche de mysticisme à l'arme.
Enfin, le tranchant de l'arme était subtilement courbé, créant une allure saisissante. Une fine bande grise clair s'étirait de la garde jusqu'à la pointe, soulignant le contraste entre l'obscurité de l'acier et la lumière grise des inscriptions.
Ce qui rendait cette épée encore plus singulière, c'étaient les deux lames supplémentaires fusionnant avec la lame principale, rappelant les ailerons acérés d'un requin.
Ces lames supplémentaires semblaient prêtes à mordre, leurs pointes dirigées vers la garde, renforçant l'impression d'une arme à la fois redoutable et intrigante.
« Cette arme est maudite. Êtes-vous sûre de votre choix ? »
Akaro hocha la tête pour confirmer son choix.
Il vit derrière le vendeur une femme et un enfant. Qui ressemblait à ceux qu'il avait vu en photo.
Le regard du jeune garçon, croisa celui d'Akaro.
Le vendeur, vint interrompre cet échange de regard.
« Avez-vous de quoi payer ? »
Akaro sortit le formulaire que lui avait donné la princesse.
« D'après la princesse j'ai le droit à tout ce que je veux avec ça. »
Le marchand et sa femme étaient impressionnés. En effet, tous les achats faits par Akaro étaient au compte de la princesse.
Ils échangèrent un bref regard, puis ils tentèrent de proposer d'autres armes à Akaro, espérant ainsi maximiser leurs gains.
Cependant Akaro ne voulut rien d'autre.
Après cette vaine tentative, Akaro semblait décidé à rentrer chez lui.
Quand soudain, il entendit l'enfant lui parler.
« C'est vous Yami Sora ! »
Le vendeur fut énervé contre son fils, car l'homme imprévisible allait enfin le laisser tranquille.
« Maman ! C'est lui qu'on a vu à côté de la princesse tout à l'heure ! »
La femme, comprit la situation, et fut elle aussi gêné par l'intervention de son fils. Elle avait peur d'ennuyer une personne avec un tel statut.
Akaro regarda le marchand, qui prit immédiatement la parole.
« Ne vous occupez pas de lui ! Il aime les gens forts ! Il ne sait pas encore se taire correctement au milieu d'adultes ! »
L'enfant continua de parler :
« Il entraîne la garde de la princesse, alors il pourrait aussi m'entraîner ! »
Le vendeur fit signe à sa femme de tenir l'enfant.
Quant à Akaro, il retourna vers une section. Celle des objets. Là-bas, il entrait à nouveau dans un état de concentration.
Le vendeur et sa femme furent soulagés qu'il ne fit aucune remarque.
« Papa, maman ! Il peut m'entraîner lui ! Je veux être fort ! Et il est bien plus fort que tous les instituteurs que vous avez payés jusqu'à aujourd'hui ! Il a sauvé la princesse ! »
Le père se gratta la tête, irrité par les propos insensé de son fils.
En effet, ce fameux épéiste est terrifiant, et n'accepterait certainement pas d'entraîner un mioche.
« Non ! » lui dit son père.
En entendant cela, l'enfant se tourna vers sa mère, les larmes aux yeux.
Elle, contrairement à son mari, n'était pas si opposée à cette idée. En effet, pour elle, Yami Sora était un ancien criminel, maintenant au service de la princesse. Une telle personne ne pouvait être méchante et avoir de mauvaises intentions.
Il faudrait juste le payer, et tout ira bien. Et s'il n'est pas un bon instituteur pour notre fils, alors, nous changerons, c'est ce que nous avons toujours fait. Pensa-t-elle.
Elle se tourna donc vers son mari, afin de le convaincre d'accepter.
« Qu'avons nous à perdre ? Essayons juste une séance. »
« Non. » répondit fermement le mari.
« Pourquoi donc refuses-tu ? » l'interrogea sa femme.
« Ce Yami Sora est une personne très très très effrayante. Il m'a déjà menacé une fois. Alors je refuse qu'il maltraite notre fils durant les entraînements. Il en sortirait traumatisé. »
La femme eut un air désespérée.
« C'est sûrement à cause de tes mauvaises manières ! »
Chapitre terminé
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