Unmei no higeki
L’affrontement attire le chef de la garde, père d’Hiroshi et puissant épéiste ayant déjà survécu face à une mystérieuse entité légendaire. Mais Akaro semble davantage intrigué qu’intimidé.
Hiroshi se mit soudainement à rire aux larmes.
— Vous êtes vraiment malade, ma parole !
Akaro tourna lentement son regard vers l’horizon.
Une présence approchait.
L’homme qui avançait dégageait une aura oppressante et menaçante.
— On a attiré le chef de la garde… murmura Hiroshi.
Akaro dissimula immédiatement sa puissance tandis que le chef de la garde s’approchait à grands pas.
— C’est vous deux qui êtes responsables de cet affrontement non autorisé ?
— C’est moi qui l’ai provoqué, père, répondit Hiroshi.
Le chef observa l’état pitoyable de son fils avant de cracher au sol.
— Vu ton état, j’en conclus que tu as perdu.
— Oui… répondit Hiroshi en détournant le regard.
Le chef de la garde reporta alors son attention sur Akaro.
— Bien. Voyons ce que tu as dans le ventre, gamin.
Son regard devint plus perçant tandis qu’il évaluait celui qui avait vaincu son fils.
— 85 % ? Pas mal.
Prends tes armes.
Un membre de la garde tenta immédiatement d’intervenir.
— Chef, il s’agit d’un civil. Nous ne pouvons pas—
— Idiot, le coupa-t-il sèchement.
C’est un criminel.
Son esprit est synonyme de chaos.
Il n’est pas digne d’être un épéiste.
Que tout le monde recule !
Un mouvement d’agitation parcourut immédiatement la foule.
Les spectateurs s’écartèrent rapidement, tous les regards rivés sur le duel qui semblait inévitable.
Akaro saisit calmement ses lames sans la moindre hésitation.
Hiroshi, paniqué, fixa son père.
— Ne vous battez pas contre lui ! Vous allez perdre !
Le chef de la garde tourna un regard méprisant vers son fils.
— Tu vas te taire ?
Regarde dans quel état tu es.
Tu me fais honte.
Hiroshi serra les poings avant de répondre :
— Ce n’est pas parce que vous avez rencontré l’Entité de l’Épée et que vous avez survécu que vous êtes le plus fort, père.
L’Entité de l’Épée ?
Les paroles d’Hiroshi éveillèrent immédiatement la curiosité d’Akaro.
Distrait par cette révélation, il ne vit pas le coup arriver.
Le poing du chef s’écrasa violemment contre son ventre.
Akaro fut projeté en arrière avant de retomber au sol d’un bond léger, comme s’il n’avait presque rien ressenti.
— C’est quoi, l’Entité de l’Épée ? demanda-t-il calmement.
Le chef de la garde claqua la langue avec mépris.
— Tss…
Tu te prétends épéiste alors que tu ignores jusqu’à son existence ?
Tu ne mérites même pas d’être dans cette ville.
— Ton histoire m’intéresse.
Si je gagne, je veux pouvoir entrer et sortir de cette ville librement, sans que personne ne m’en empêche.
Le chef de la garde afficha un sourire froid.
— Tu es bien insolent pour quelqu’un qui n’a que 15 % de chances de me vaincre.
Si tu me bats, je ferai tout ce que tu voudras.
En revanche…
Si je gagne, j’obtiens le droit de scellement sur ton âme.
Aussitôt, des murmures inquiets parcoururent la foule.
Le droit de scellement de l’âme permettait à celui qui apposait le sceau de maintenir sa victime en vie de force.
Une forme d’immortalité.
Mais une immortalité maudite.
La personne scellée subissait une douleur insoutenable à chaque seconde, sans jamais pouvoir mourir tant que le sceau n’était pas brisé.
Akaro fixa calmement son adversaire.
— Alors viens.
Je vais faire l’effort de ne pas te tuer.
Un frisson parcourut soudainement l’air.
Akaro relâcha progressivement la puissance qu’il dissimulait jusqu’à présent.
Sa présence devint immédiatement plus lourde.
Plus violente.
L’atmosphère elle-même sembla vibrer sous la pression de son aura.
Pourtant, sa puissance n’avait augmenté que légèrement par rapport à son précédent combat.
Mais le chef de la garde ressentit immédiatement ce changement.
Un doute traversa soudainement son esprit.
Instinctivement, il activa son œil afin de réévaluer ses chances de victoire.
Ses pupilles se contractèrent brutalement.
— 2 %… ?!
Chapitre terminé
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