Le marché de l’épéiste
Unmei no higeki
Akaro conclut un accord inattendu avec la famille Suzuki. Tandis que le petit Tatsuo rêve de devenir fort sous son enseignement, Akaro obtient une nouvelle source de ressources pour ses futurs combats.
« Papa, maman ! Il peut m'entraîner lui ! Je veux être fort ! Et il est bien plus fort que tous les instituteurs que vous avez payés jusqu'à aujourd'hui ! Il a sauvé la princesse ! »
Le père se gratta la tête, irrité par les propos insensé de son fils. En effet, ce fameux épéiste est terrifiant, et n'accepterait certainement pas d'entraîner un mioche.
« Non ! » lui dit son père.
En entendant cela, l'enfant se tourna vers sa mère, les larmes aux yeux. Elle, contrairement à son mari, n'était pas si opposée à cette idée. En effet, pour elle, Yami Sora était un ancien criminel, maintenant au service de la princesse. Une telle personne ne pouvait être méchante et avoir de mauvaises intentions. Il faudrait juste le payer, et tout ira bien. Et s'il n'est pas un bon instituteur pour notre fils, alors, nous changerons, c'est ce que nous avons toujours fait. Pensa-t-elle. Elle se tourna donc vers son mari, afin de le convaincre d'accepter.
« Qu'avons nous à perdre ? Essayons juste une séance. »
« Non. » répondit fermement le mari.
« Pourquoi donc refuses-tu ? » l'interrogea sa femme.
« Ce Yami Sora est une personne très très très effrayante. Il m'a déjà menacé une fois. Alors je refuse qu'il maltraite notre fils durant les entraînements. Il en sortirait traumatisé. »
La femme eut un air désespérée.
« C'est sûrement à cause de tes mauvaises manières ! »
Pendant que les parents débattaient, l'enfant prit sa dague en bois et lança une offensive sur Akaro. Voyant cet enfant se diriger vers lui, l'épéiste le fit tomber avec une simple balayette, et l'immobilisa au sol. Voyant cela, les deux parents furent paniqués, et s'excusa auprès d'Akaro. Voyant la dague en bois, ce dernier relâcha l'enfant, tout en lui accordant quelques mots :
« Si tu envisages d'attaquer de cette manière, en prenant en compte ta taille et ton âge, exploite ta légèreté comme un avantage. Glisse-toi dans l'angle mort de ta cible et avance silencieusement vers elle. Sélectionne ensuite un point vital adapté à ta portée, comme les genoux pour déséquilibrer ta cible avant de conclure. Là, tu as manqué d'efficacité en pensant pouvoir me toucher de cette manière. » conclu-t-il en se tournant vers les objets.
L'enfant était conquis par la prestation d'Akaro, et voulut absolument qu'il soit son maître. Le père s'excusa encore auprès de l'épéiste, et prit sa femme et son fils à l'écart.
La mère vit la détermination de son fils dans son regard, mais ce n'était pas le cas du père, qui le gronda :
« Tu es complètement malade ! Il aurait pu te blesser ! Te tuer même ! »
« Je n'ai rien ! » s'exclama l'enfant.
Le marchand serra les poings, mais les mains de sa femme le saisirent.
« Il ne fera pas de mal à notre fils. Et puis, ça fera parti de son entraînement, cesse d'avoir peur. » dit sa femme.
Le mari resta silencieux, plongé dans une réflexion profonde. La mère quant à elle, poursuivit.
« Laissons lui une séance. Si il est convainquant, et que sa façon de faire convient avec notre fils, alors, nous le garderons ! Et puis, si il est capable d'entraîner la garde de son Altesse, il saura encore mieux enseigner les bases à un enfant et le prix ne sera pas un problème ! »
Quand elle eut terminé sa phrase, Akaro les rejoignit.
« Je veux prendre ces objets. »
Le vendeur et la femme se regardaient. Leurs yeux reflétaient une signification profonde. La femme prit donc la parole.
« Et ce sera tout ? » lui demanda la femme du marchand.
« Oui. »
Le vendeur prit la parole.
« Vous savez monsieur Yami... Le désavantage des objets c'est qu'une fois utilisé, vous n'en avez plus. »
« Je viendrai en reprendre. » répondit-il fermement.
La femme jeta un bref regard à son mari, puis prit la parole :
« Nous n'allons pas passer par 4 chemins. Nous vous proposons un marché. »
'Sora' posa les objets sur une table, et croisa les bras.
« Je vous écoute ? »
La femme poursuivit :
« Vous enseignerez les bases du maniement de l'épée à mon fils, et en échange, nous vous fournirons une fois par mois en objets de votre choix, et gratuitement évidemment. »
Le vendeur acquiesça, montrant ainsi son approbation. Akaro lui, regarda l'enfant, afin de jauger si la tâche sera compliquée, ou pas. Le petit garçon affichait un air déterminé, il savait que tout allait se jouer maintenant. Akaro leva les yeux en direction des parents.
Je ne peux pas compter sur la princesse. Et puis... Ces formulaires ont l'air de valoir très cher. Je ne pense pas qu'elle m'en fera à chaque fois. Donc...
« Vous me livrez une semaine sur deux jusqu'à la fin de son apprentissage, et j'accepte. »
Le vendeur lança un regard de désapprobation à sa femme, mais cette dernière n'en tint pas compte, et accepta. Le petit garçon sauta de joie, mais le nouveau maître du garçon prit la parole avec un ton assez menaçant.
« Je n'irai pas de main morte avec toi. »
« Oui ! » répondit le petit d'un ton solennel.
Le vendeur tapa des mains, et affichait un air ravi. Il rangea enfin le formulaire, et chercha un catalogue dans une valise.
« Voilà ! Il vous suffira de nous indiquer par lettre, ou en personne, les objets que nous devrons vous livrer. Spécifiez simplement l'adresse, et nous nous en chargerons ! »
« Selon la princesse, ma nouvelle maison est juste à côté. Il s'agit de la maison à 3 étages. »
« Ohhh voilà qui est excellent ! » dit-il en se frottant les mains.
La femme exprima aussi sa joie :
« Nous sommes tellement ravis d'avoir un instituteur de la garde royale pour notre fils. Merci d'avoir accepté ! »
« Je ne sais pas encore comment est-ce que je vais m'organiser. Je vous tiendrai au courant prochainement. »
Sur ces mots, Akaro tourna les talons et partit.
« Au fait... Je ne me suis pas présenté ! » Se rappela soudainement le vendeur.
« Tu aurais dû commencer par là !!! Rattrapons le ! » lui dit sa femme.
Chapitre terminé
Fin du chapitre.
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La demeure du mercenaire