Unmei no higeki
Akaro commence officiellement l’entraînement des gardes d’élite sous l’identité de Yami Sora. Entre monstres capturés, combats à mort et démonstration de puissance terrifiante, il impose sa propre vision du combat et de la survie.
Le lendemain, des gardes ainsi que l'assistant d'Akaro sont arrivés au terrain d'entraînement comme convenu.
Là, ils constatèrent plusieurs cages avec des monstres enfermés, attachés et endormis. Ils virent Akaro en train de se battre avec une épée en bois contre l'un d'eux.
En voyant comment Akaro triomphait, ils en déduisaient que les monstres endormis étaient en fait des monstres qu'il avait assommés.
L'assistant prit la parole :
« Que-Qu'est ce que c'est que tout ça !? Vous allez créer la panique dans la ville ! »
Akaro assomma le monstre qui lui faisait face, et prit la parole :
« Les habitants sont en sécurité tant que je suis là. »
Les gardes ne savaient pas quoi dire, et observèrent simplement Akaro transporter le monstre vaincu dans sa cage.
« J'ai affaibli ceux qui pourraient vous posez de sérieux problèmes. »
Les gardes comprirent alors que Akaro comptait lâcher les monstres contre eux, et une foule de murmure résonnait. L'assistant s'avança vers lui avec un air inquiet.
« Vous ne comptez quand même pas lâcher ses monstres contre les gardes ? » Lui demanda-t-il.
« Non, tu verras. » Lui dit-il avec confiance. « Dis moi ce que j'ai à savoir. »
L'assistant sortit une feuille.
« Alors, vous avez ici le groupe A. Vous êtes chargés d'entraîner les différents groupes de gardes d'élite. Au cour de cette semaine, vous aurez quelques groupes. Les groupes sont constitués de 50 soldats, allant du groupe A0 au groupe A7. Donc un groupe par jour. Vous devrez les formés sur- »
« C'est bon j'ai compris. Je m'occupe du reste. »
J'ai donc 50 fois 7 personnes à entraîner. Il va me falloir plus de monstres.
Akaro tapa des mains pour faire cesser les chuchotements et les messes basses.
« Je me nomme Yami Sora. Votre instituteur. Si vous avez choisi de vous battre pour la ville, vous avez aussi choisi de mourir pour elle. Ainsi, le plus grand cadeau que vous pourrez avoir, c'est de mourir sur un champ de bataille. Votre plus grande fierté, sera de sortir victorieux des affrontements, et votre plus grande honte, sera de mourir aux entraînements. »
Sur ces mots, tous furent saisie d'une pression.
« C'est en vous poussant à bout, et en vous mettant face à la mort que vous allez vous améliorer. C'est ainsi que votre esprit va fonctionner. »
Un garde montra son mécontentement devant la folie de son instituteur.
« Vous êtes complètement malade ! » dit-il, le visage décomposé par la peur.
« Combien de fois je l'ai entendu ça. » Murmura Akaro. « Avance toi, pose tes armes et ton armure, et rentre chez toi. »
Voyant que le garde s'était enfin tut, Akaro continua :
« Estimez-vous heureux que je ne vous ai qu'une seule fois par semaine. »
Les gardes semblaient apprécier de plus en plus la façon de faire de Yomi Sora, et finirent par accepter sa dureté ainsi que sa froideur. Akaro leur ordonna de se mettre en ligne, et leur expliqua ce qui allait se passer.
« Comme il s'agit de la première séance, je dois mesurer le niveau de chacun d'entre vous. » Il regarda l'assistant. « Pour chaque soldat, je veux que tu associes son monstre ainsi que son taux de victoire. »
Akaro bondit sur une cage pour prendre plus de hauteur et ainsi s'adresser plus facilement à tout le monde.
« On part de gauche à droite. Vous avez ici 70 monstres que j'ai soigneusement chassé aux alentours de la ville. Un par un, vous allez livrer un duel de 2 minutes contre un monstre. Vous n'êtes pas obligé d'en venir à bout. Vous avez autorisation de les tuer, et interdiction de mourir. »
Entendre cela, avait quelque peu refroidit l'énergie des gardes.
« On va commencer par toi. »
Il pointa un garde du doigt, et libéra un monstre.
Le garde s'avança. L'affrontement était sur le point de commencer, mais Akaro se mit au milieu d'eux. Il regarda le garde.
« Je le contrôle avec des fils. Je pourrais t'éviter de mourir d'un coup fatal, mais je ne peux pas l'empêcher de t'infliger des blessures. Sinon ça n'a aucun sens. Et je me fiche que tu meurs. Si jamais ça arrive, on te remplacera facilement. »
Le garde hocha la tête, et utilisa son œil pour observer son taux de victoire. Le chiffre qu'il vu le fit faire plusieurs pas en arrière. Akaro le vit reculer et l'interrogea :
« Tu as vu ton taux de victoire ? »
Le garde hocha la tête en tremblant.
« 5 %... » dit-il d'une voix faible.
« Dis le plus fort, pour que mon assistant puisse en prendre note. »
Le garde, en pleine crise, se mit à crier :
« Mon taux de victoire est de 5 %!! »
Tous, y comprit l'assistant firent saisies d'une frayeur. Chacun analysait son taux de victoire contre le monstre qui avait été relâché. Les murmures et les frayeurs dominaient à nouveau l'atmosphère. Akaro fit hurler le monstre pour faire taire la foule. Et ce fut un succès.
« C'est aussi ce que je veux vous apprendre. Ne vous fiez pas de cette façon à vos chances de victoires. »
Les gardes furent tous dans l'incompréhension. En effet, c'est ainsi qu'ils ont toujours procédé.
« Vous êtes faibles. » leur dit-il avec mépris.
« Le taux de victoire évalue seulement votre puissance brute face à celle de votre ennemi. Il ne prend pas en compte les petits détails qui peuvent tout changer, comme les imprévus, la chance ou encore plus concrètement, l'intelligence. Bien sûr, le pourcentage est vrai, il ne ment pas. Mais cela ne doit certainement pas vous convaincre que vous êtes destinés à perdre le combat. »
Un garde prit la parole, et posa une question :
« Comment pouvez-vous prendre les armes en ayant un pourcentage en-dessous de 10 % ? C'est inutile et perdu d'avance avec un si grand écart de puissance ! »
« Tu n'as rien écouté ? » soupira Akaro. « Dans 5% de chance de l'emporter, il y a toujours au moins un scénario où c'est le plus faible qui l'emporte. Quand bien même le taux de victoire était à 0 %, provoquer le 1 % reste toujours possible. »
Akaro fit une pause et les regarda tous.
« Je ne force personne à rester. Si vous voulez partir, allez-y. Ce sera entre vous et votre conscience. Je n'entraîne que ceux qui le veulent. »
Tous les gardes furent motivés, et tous débordaient d'énergie. La princesse assista en silence à cette scène, impressionnée par le côté instituteur d'Akaro. Le garde prit son arme et fit signe à Yami Sora qu'il était prêt.
« C'est parti, tu as 2 minutes à tenir, ou pour le tuer. C'est comme tu veux. »
Sur ces mots, Akaro laissa le combat commencer.
Chapitre terminé
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