Unmei no higeki
Retiré dans une grotte, Akaro réfléchit à son combat précédent et dévoile la nature terrifiante de son pouvoir : un œil capable d’évaluer ses chances de victoire et les faiblesses de ses ennemis.
Dans une grotte, à l’écart de la ville
Dans cette grotte abandonnée, Akaro nettoyait son épée, retirant minutieusement les traces de sang qui maculaient sa lame.
Chaque victime y laissait sa marque, une souillure sombre trahissant une rencontre sanglante. Akaro ne pouvait s’empêcher de ressentir une légère irritation chaque fois qu’il contemplait cette arme tachée.
C’était devenu une sorte de rituel. Un fardeau qu’il portait à contrecœur.
Il détestait voir la surface de sa lame salie par le sang de ses adversaires.
L’épée d’Akaro était un chef-d’œuvre sombre et mystérieux, une création semblant fusionner avec l’ombre elle-même.
Sa lame, longue et légèrement courbée, dégageait une élégance mortelle. Entièrement noire, elle absorbait la lumière environnante, comme si elle refusait de se dévoiler totalement.
Sur son tranchant courait une fine ligne gris-blanc contrastant subtilement avec l’obscurité ambiante, rappelant la dualité de son rôle : à la fois instrument de mort et symbole de précision.
La garde de l’épée était simple et élégante, se fondant harmonieusement dans l’ensemble de l’arme. Elle avait été conçue pour offrir un équilibre parfait, permettant à Akaro de manier sa lame avec une agilité et une rapidité redoutables.
Le pommeau, orné d’un discret motif représentant un dragon, ajoutait une touche d’élégance supplémentaire.
Cette épée semblait avoir été forgée dans un objectif précis, mêlant beauté artistique et efficacité meurtrière.
Elle était bien plus qu’une simple arme.
C’était le prolongement de l’âme d’Akaro, le symbole de sa détermination et de sa quête de perfection dans chacun de ses mouvements.
Il se mit ensuite à manger tout en repensant aux événements récents.
Selon cette organisation de chasseurs, cette fille était leur meilleur élément… Pourtant, mon taux de victoire contre elle s’élevait à 98 %. Mon œil ne me trompe pas.
L’œil d’Akaro avait subi une altération profonde, amélioré par l’esprit d’épéiste ayant fusionné avec lui.
Cette transformation lui avait été accordée après l’un de ses premiers combats à l’épée.
Grâce à cette capacité, il pouvait désormais percevoir un pourcentage représentant ses probabilités de victoire contre un ou plusieurs adversaires.
Cependant, ce pouvoir possédait certaines limites. Des limites qui reflétaient directement son propre développement… et qui pouvaient encore être brisées.
Il ne pouvait évaluer les chances de victoire qu’en fonction de la puissance actuelle de son adversaire, de l’aura et des capacités visibles qu’il dégageait.
Autrement dit, le calcul se basait uniquement sur les informations accessibles au moment présent.
Si un adversaire dissimulait une transformation, retenait sa véritable puissance ou cachait certaines capacités, son œil ne pouvait pas les prendre en compte dans son estimation.
L’autre limite — si l’on pouvait réellement appeler cela une limite — était qu’il ne pouvait utiliser son œil qu’en entrant dans un état d’esprit combatif.
Si le combat contre le docteur avait duré plus longtemps… peut-être que le pourcentage aurait changé.
Soudain, Akaro revit le moment où le masque de la chasseuse avait disparu.
Ce masque bridait forcément sa puissance.
Mais puisqu’elle n’a ni réussi à bloquer ni même à anticiper mon attaque, je doute que le pourcentage aurait dépassé les 5 %.
Et puis… son point faible — une autre faculté que j’ai acquise — était une cible bien trop facile à atteindre pour qu’elle puisse faire quoi que ce soit contre moi.
Chapitre terminé
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