Je me dirigeai vers les étagères, dénicher un badge particulier. Sena m’observait, enveloppée dans ce pyjama rose pastel légèrement trop ample. Peu importait son apparence. Seuls ses actes comptaient.
Nous descendîmes vers l’accueil. Pas besoin d’être dehors : la véritable mise à l’épreuve de sa conviction battait déjà son plein.
Les regards pesaient. Les silences calculés.
Je la scrutais parfois, à la recherche d’une faille, d’un tremblement. Rien. Sa conviction tenait.
Je tendis le badge à une assistante.
— Configurez ce badge pour lui permettre un accès libre, de cette zone à celle des Faucheurs. Ajoutez aussi les Argiope.
Elle acquiesça sans un mot, s’éloigna vers la mezzanine.
Derrière moi, des pas reconnaissables parmi mille. L’ex-Argiope approcha, glissa un sourire en coin à Sena avant de m’adresser la parole.
— Ne serait-il pas plus judicieux d’emprunter la ligne royale ?
— Judicieux, sans doute. Mais inutile.
Sena comprenait.
— Attends… Tu vas me faire parcourir Kurokafu ?
— Tu veux enfiler l’uniforme ? demandai-je, plongeant mon regard dans le sien.
— Non. Je resterai pastel.
— Alors reste pastel.
Quelques minutes plus tard, l’assistante revint avec le badge. Je le remis à Sena. Nous partîmes.
Dès que nous avons franchi la cour du bâtiment central, les regards ont convergé vers nous.
Prévisible.
Personne ne sort de ce bâtiment sans raison. Et encore moins dans cette tenue.
Sortir sans but, ici, c’est déjà une faute. Une anomalie.
Et Sena, dans ce décor, amplifie l'anomalie.
Elle détonnait : trop douce, trop vivante, trop visible.
Je n’ai pas prononcé un mot. Je me suis dirigée vers le quai. Destination : zone des Faucheurs.
Dans Kurokafu, chaque déplacement obéit à une cartographie rigide.
Connaître la hiérarchie ne suffit pas, il faut l’avoir intégrée, jusqu’à l’os.
Un badge inadapté dans une zone interdite, et c’est l’interrogatoire. Froid, méthodique.
Depuis que je suis Kurokafu, jamais personne ne s'est trouvé au mauvais endroit.
Nous avons rejoint le quai K-P : Kurokafu-Phoneutria.
Deux Faucheurs en poste. Uniforme noir, armement tactique. Leur dos droit, leur regard vif. Un scanner dans une main, un fusil accroché à l’autre.
Je tends mon badge.
Un bip net.
Nom de code : FS-K-0
Mission : Accompagnement
Je passe.
Sena avance. Une seconde d’hésitation. Une seconde de trop.
Les Faucheurs ne pardonnaient pas cette hésitation.
Le premier scanne son badge. Le second ajuste imperceptiblement sa posture.
Silence.
Un bip, plus long.
Je ne le vois pas, mais je connais ce son : Dérogation, Kurokafu.
L’un d’eux s’adresse à elle, ton neutre.
— Si vous avez une dérogation de Kurokafu, vous devriez emprunter les lignes royales.
Je m’avance.
— C’est Kurokafu qui a décidé que nous empruntions ces lignes.
Ils consultent une dernière fois le terminal, puis regardent Sena. Sa tenue. Son allure.
Ils comprennent qu’elle n’a rien à faire ici.
Mais tout est conforme.
Alors, ils la laissent passer.
"Dans Kurokafu, seule la conformité compte."
Je me rappelai cette phrase, gravée dans l’esprit de chaque agent. Ici, on se contente de ce qui est dans notre périmètre. Dévier, trop ou pas assez, peut coûter plus qu’un grade.
Nous avons passé d’autres contrôles. Toujours les mêmes gestes. Les mêmes silences.
Puis le tramway s’est mis en marche.
À l’intérieur, rien ne bougeait vraiment.
Les mots se murmurent, ou se devinent.
Les conversations se font par regards, par inclinaisons de tête.
Et toujours, ce silence feutré, habité.
Sena attire des regards. Ils se détournent vite. Mais elle les capte. Elle les perçoit.
Je l’observe du coin de l’œil.
Elle tient bon.
Son feu ne vacille pas.
Son visage a perdu un peu de sa tension, mais pas de sa flamme.
Elle ne laisse rien paraître…
… sauf son envie de parler. Elle se trahissait, me regardant trop souvent, trop ouvertement.
Elle comprenait : les autres ne me reconnaissaient pas.
Le tramway s’arrêta. Certains agents descendirent, d’autres montèrent.
Pas un mot, pas un geste inutile.
La mécanique était fluide.
À l’image de l’horloge qu’elle devait être.
À chaque arrêt, des Faucheurs, contrôleurs impassibles, scrutent les badges. Même protocole. Même rigueur.
Descendre ici mène aux quartiers des Phoneutria.
Sinon, il y a le quai P-S : Phoneutria-Saboteur.
Mais ce n’est pas notre destination.
Nous, nous allons dans la zone voisine.
Là où l’on forme ceux qui ont abandonné tout ce qui fait un être humain.
La zone des Faucheurs.
Une fois arrivée, je me suis tournée vers Sena.
Un simple regard.
Elle le soutint. Puis, enfin, osa poser sa question.
— “FS-K-0”, ça signifie quoi ?
— Faucheur, section Kurokafu, agent numéro zéro.
Un silence. Puis ce demi-sourire dans la voix, qu’elle tente de masquer :
— Ah… donc tu caches bien ton identité ?
Sa voix portait trop.
Un seul regard de ma part. Elle comprit, et plaça ses mains sur sa bouche comme une enfant prise en faute.
Un volume saillait dans sa poche.
Je la fixai un instant. Elle s’était trahie seule. Encore une fois.
Puis d’une voix basse, presque coupable.
— Ce n’est pas une arme… hein. C’est… c’est le livre que tu lisais.
Elle hésita, puis ajouta :
— Depuis quand tu lis des fables ?
Je n’ai rien répondu.
Je continuais d’avancer.
Elle me suivait. Toujours en chuchotant, incapable de taire ce qui la brûlait de comprendre.
— Et tu vas me faire croire que tu n’as pas un petit fragment d’enfance dans ton âme ?...
Elle marqua une pause, puis, comme pour se corriger :
— Non, évidemment. Il y a une raison logique. Ça te ressemble mieux.
Je ne dis rien.
Inutile.
Elle avait compris.
Au loin, un sifflement bref. Puis des coups de feu parfaitement synchronisés.
Silence absolu après l’impact.
— Entraînement de tir.
Nous arrivions.
Une porte blindée.
Derrière : la zone des Faucheurs.
L’air y est différent. Plus lourd.
Pas de ventilation visible, pourtant aucune odeur. L’air est purifié sans qu’on en perçoive le système. Tout ici est maîtrisé. Jusqu’au souffle.
La roche brute demeure.
Les parois sont irrégulières, volontairement non retravaillées. Comme si l’on avait figé la violence du creusement initial pour en faire une mémoire permanente.
Ici, on ne polit rien. Ni les murs, ni les êtres.
La zone est vaste. Fracturée en modules indépendants mais connectés.
Chacun connaît son axe, son rythme, ses missions.
Il n’y a aucune annonce vocale, aucun encadrant visible. Et pourtant, tout fonctionne.
C’est que chaque Faucheur possède un terminal. Personnel.
Relié directement à son Phoneutria de rattachement, huit en tout.
Ce terminal dicte son emploi du temps à la minute près :
où il doit être, avec qui s’entraîner, quel type d’exercice, et sous quel protocole.
Les entraînements sont conçus sur mesure.
Chaque plan est mis à jour en temps réel, analysé, corrigé.
Les Phoneutria peuvent déléguer le suivi aux Faucheurs expérimentés, en rotation constante.
Certains supervisent les sessions lorsqu’ils ne sont pas eux-mêmes à l’entraînement.
Le mot "repos" n’a ici qu’un sens fonctionnel.
Il n’y a aucun contrôle humain apparent.
Les caméras sont les seuls observateurs.
Mais elles voient tout.
Rester debout trop longtemps, marcher sans but, hésiter…
Et vous serez arrêté.
Puis interrogé.
Pas par des surveillants. Par des Faucheurs.
Les infrastructures :
À gauche, les couloirs de tir.
Les cibles ne sont pas statiques.
Elles surgissent, se déplacent, disparaissent.
Certains tirs se font dans l’obscurité totale, avec seulement une vibration pour signal.
Les armes utilisées varient selon les profils : poignard, fusil, arc, silencieux, arme de poing.
À droite, les salles de combat rapproché.
Armes contondantes, lames courtes, mains nues.
On y frappe fort. Pas pour blesser. Pour corriger.
La moindre faiblesse est sanctionnée physiquement, sans besoin d’un supérieur.
Chacun ici participe à la formation de l’autre.
Par la douleur.
Un peu plus loin, des modules d'escalade et de parcours extrême.
Rien n’est sécurisé.
Les structures sont mobiles, parfois électrifiées.
Le sol est dur.
S’écraser, tomber, c’est recommencer.
À zéro.
Les salles de renforcement physique sont compactes.
Pas de machines de confort.
Que du poids réel, du métal, de la tension brute.
Les corps sont façonnés pour résister, pas pour séduire.
Au centre, un dôme.
La salle principale.
Un espace ouvert, circulaire, sans issue visible.
C’est ici que les duels les plus durs ont lieu.
Les anciens y observent les nouveaux.
Pas pour les conseiller. Pour les jauger.
S’il faut briser quelqu’un, c’est ici que ça se passe.
La population :
La plupart sont jeunes.
Très jeunes.
Garçons, pour l’écrasante majorité.
Les filles sont des exceptions. Rarement fragiles. Souvent silencieuses.
Tous les visages ont la même expression : concentration pure.
Pas de discussion. Pas de contact inutile.
Même les regards sont économisés.
Personne ne regarde Sena.
Et ce n’est pas de l’indifférence.
C’est de la discipline.
Elle est là. Donc elle ne les concerne pas.
Sena, elle, observe.
Elle voit.
Des coups, des chutes, des corps s’écraser contre les dalles.
Pas de cris. Pas d’arrêt.
Un agent saigne, un autre passe à côté sans même ralentir.
Tout continue.
La zone des Faucheurs ne repose pas sur l’ordre imposé.
Elle repose sur l’ordre intégré.
Ici, chaque geste non conforme à la logique du programme devient une anomalie.
Et l’anomalie est éradiquée.
Nous atteignîmes le fond du secteur.
Une cage d’escalier, métallique, nue, sans signalisation.
Elle rappelait celles qu’on trouve parfois dans les anciens lycées, mais sans le bruit, sans les cris, sans les souvenirs.
Trois niveaux de sous-sol.
Le premier : pour manger.
Rations calibrées, prises en silence. Aucun espace de détente.
Le deuxième : pour se laver.
Ou pour les Faucheurs temporairement immobilisés.
Ceux dont les os n’ont pas encore cédé. Mais qui ne peuvent plus bouger.
Ils y restent. Jusqu’à nouvel ordre.
Le dernier.
Le mien.
C’est là que s’arrête la ligne royale.
Et c’est là que m’attendait le Faucheur assigné pour aujourd’hui.
Il était déjà là. Debout.
Immobile.
Un jeune adulte, à peine plus âgé que Sena, mais son regard n’avait plus rien de jeune.
Tenue noire tactique intégrale.
Renforcements aux articulations. Tissu étanche et ignifugé.
Gants, bottes, gilet sans insigne.
Pas d’arme visible. Il n’en avait pas besoin.
Il ne bougeait pas.
Pas même un battement de paupière inutile.
Sena, derrière moi, voulut parler. Je le sentis.
Mais en croisant ce regard, elle se ravisa d’elle-même.
Une méfiance silencieuse. Purement instinctive.
Elle détourna les yeux.
Il s’adressa à moi. Voix droite, posée, dénuée d’écho.
— FS-8-927. Assigné à l’entraînement du jour par le huitième Phoneutria.
Il ne regarda pas Sena. Pas une seule fois.
Elle n’existait pas pour lui.
Je hochai brièvement la tête.
Il pivota, ouvrit une porte derrière lui.
Une araignée gravée dans le métal. Gravure profonde, nette, sobre.
Le symbole était clair. Cette salle ne s’ouvrait qu’à ceux qui avaient reçu instruction directe.
Il poussa la porte.
La salle était vaste, rectangulaire, austère. Un ancien petit gymnase transformé.
Le sol était quadrillé. Une section par fonction.
Tout était ordonné. Rien de trop.
Sur la gauche :
Un espace de musculation, bancs, barres, haltères, chaînes lestées, cordes suspendues. Pas de machines automatiques.
Juste du poids. Du métal. De la gravité.
Plus loin :
Un ring d'entraînement enfoncé dans le sol, entouré de tatamis noirs.
Combat au sol. Corps à corps. Sans arme.
À droite :
Un stand de tir. Six couloirs. Armes à feu posées sous vitrine sécurisée.
Chaque couloir paramétrable : distance, éclairage, vitesse des cibles.
Fusils, armes de poing, armes de précision.
Aucune arme n'était chargée.
Mais elles étaient prêtes.
Dans le fond, des vestiaires, intégrés dans la structure.
Métal mat, bancs fixés au sol. Pas de casiers. Pas d’intimité.
Sur un pan de mur, un module mural pour relever les données biométriques en direct.
Fréquence cardiaque, temps de réaction, force d’impact.
Rien d’inutile.
Tout est là pour casser, reconstruire, et mesurer.
Sena rompit ce silence.
— Je… je fais quoi moi ?
Voix fragile. Elle s’imaginait peut-être devoir s’entraîner aussi.
— Tu observes.
Sec. Neutre. Définitif.
Je retirai mes gants. Mon badge. Puis l’échauffement.
Pas de mot. Le Faucheur s’était écarté. Il observait.
Corde. Trente minutes.
Tractions lestées, squats dynamiques, pompes explosives.
Travail articulaire précis. Activation. Respiration. Coordination.
La sueur se formait déjà. Une goutte au creux du menton. Un frisson dans la nuque.
Il me fit signe.
Sacs de frappe.
Coup droit. Enchaînement. Feinte. Balayage. Genou dans la hanche. Retour.
Encore.
Et encore.
Mon coude monta trop haut, impact dans les côtes.
Il ne dit rien.
Mon appui se referma trop tard, frappe sèche au soléaire.
Juste ce qu’il fallait pour corriger.
Jamais une menace. Jamais un avertissement.
Juste : l’ajustement.
La séance avançait, longue, brutale, rythmée.
J’avais chaud. Mais pas assez.
Mon souffle se cassait légèrement sur les dernières séquences. Mes gestes perdaient quelques dixièmes en fluidité. Il les remarquait. Il adaptait la charge. Il punissait. Froidement. Sans un mot.
Après une heure trente de travail continu, il me fit signe.
Ring.
Sparring.
Je montai. Lui aussi. Pas un mot. Pas un signal.
Premier contact : bras croisé. Esquive. Clé de bras.
Il ne me laissa pas respirer.
Deuxième séquence. Je lançai une feinte. Il ne broncha pas. Son genou toucha ma cage thoracique.
Le souffle coupa net. Je ne tombai pas.
Troisième séquence. Prise d’élan, contre, projection. Je heurtai le sol, tête de côté.
Le choc fendit légèrement ma lèvre.
Un goût métallique monta sur ma langue.
Je me relevai. En silence.
Il avait vu. Il ne dit rien.
Encore.
Et encore.
Mes jambes réagissaient avec un demi-décalage.
Il ne dit rien. Il accéléra.
Mes bras frappaient plus court. Il pressait.
Chaque fois que je baissais d’un cran, il augmentait la rigueur. Jusqu’à ce que mes réflexes reviennent, ou que je m’effondre.
Il arrêta quand ce fut suffisant. Pas une minute avant.
Il hocha la tête. Fin du corps-à-corps.
Je suivis sans souffler.
Stand de tir.
Poste 3. Cible mouvante. 25 mètres. Éclairage faible.
Trois séries.
Impact thorax. Gorge. Dérive. Correction. Recentrage.
Deuxième salve. Plus nette. Plus lente. Plus concentrée.
Fusil semi-auto. 50 mètres. Respiration contrôlée.
Une respiration.
Une détente.
Pas de précipitation.
C’est ici que mon corps répondait le mieux.
Après avoir tiré sur la dernière cible de la journée, je passai rapidement sous la douche. L’eau froide chassa le sel de ma peau, mais pas la fatigue.
Je revêtis une tenue sobre : pantalon noir ajusté, chemise grise, pas de ceinture. Inutile.
Je rangeai mon uniforme de Faucheur dans un sac, que je portai ensuite à l’épaule d’un mouvement mesuré.
Le Faucheur m’attendait déjà dans l’alcôve des relevés, immobile comme une ombre.
Il scanna mon badge. Le terminal afficha aussitôt les courbes des dernières séances.
Sans me demander, il activa la projection privée.
Il observa. Rien d’autre.
— Taux de récupération musculaire en chute. Moins vingt-huit pour cent.
Il fit défiler les données.
— Temps de réaction visuelle en recul : 0,42 seconde. Vous étiez à 0,37. C’est une régression.
Je fixai l’écran. Mon rythme cardiaque s’était stabilisé.
Juste un peu trop tard.
— Une heure trente de sommeil. Pas plus.
Il tourna lentement la tête vers moi.
Il ne me regardait ni comme subalterne ni comme élève.
Il regardait une équation.
— Vous dirigez Kurokafu. Vous n’avez pas le droit à la baisse de régime. Pas même à celle dictée par l'épuisement.
Il s’approcha d’un pas.
— Vous manquez de lucidité, et donc de précision.
Il désigna les données.
— Dans votre position, ce n’est pas une faute. C’est une brèche.
Sa voix ne changeait pas. Aucune colère.
Juste l’évidence froide. Tranchante.
— Votre prochaine séance...
Il regarda encore.
— Aucune date de prévue pour le moment.
Un silence. Il me fixait sans animosité.
— Dormez la prochaine fois. Sinon, ne revenez pas.
J’hochai la tête. Un accord. Une soumission logique.
Il scanna à nouveau mon badge, vérifia l’actualisation, puis tourna les talons.
Mon souffle était revenu. Mais pas mes jambes.
Elles, tremblaient légèrement encore.
Je levai les yeux vers Sena.
Elle constata mon épuisement.
— Pourquoi tu t’infliges ça ?...
Je fixai la porte qu’il venait de refermer. Puis j’ai parlé.
— D’après les archives et ce que ma mère me racontait, mon père a pris la place de Kurokafu par la force. Il n’a jamais délégué ce qu’il estimait pouvoir accomplir mieux lui-même.
Il était à la fois chef, assassin, stratège. Il ne lui manquait que le don de guérir et... la décence d’un homme humble.
Il venait ici. Exactement ici. Pour se battre contre le meilleur Faucheur, jusqu’à le battre.
Il appelait cela “rappeler à la meute qui commande”.
Moi, je n’ai rien à rappeler.
Je ne cherche pas à être crainte.
Je m’entraîne pour que personne n’ait à me porter.
Et parce que je refuse de devenir un symbole creux, une figure de papier à protéger.
Mon rythme est réduit. Trois jours par semaine.
Pas par faiblesse. Par optimisation.
Mon père voulait briller.
Moi, je veux durer.
Je rangeai mes gants. Et repris le chemin inverse.
FIN DE CHAPITRE
Chapitre terminé
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