Je suis l’un des Misumena Vatia récemment attitré au dirigeant de Kurokafu. Cette mission m’a été confiée par les Argiope : le convaincre de quitter cet endroit.
On m’a remis un carnet annoté, héritage de mes prédécesseurs, listant les lieux que Kurokafu fréquentait souvent. Les pages étaient remplies de notes soigneusement rédigées, allant de simples observations à des avertissements cryptiques. Rien que de l’ouvrir me donnait des frissons dans le dos.
J’arrive devant une librairie discrète, presque effacée dans l’ombre des bâtiments voisins. L’endroit semble hors du temps, silencieux, comme si le monde extérieur n’avait pas de prise ici. Je parcours rapidement les annotations dans le carnet :
"Fréquente ce lieu pour lire en paix. Peut rester plusieurs jours sans bouger."
"Ne pas interrompre à la légère."
Un frisson parcourt mon corps tout entier, mais je me ressaisis. Il est temps.
J’entre par l’arrière, un passage indiqué dans le carnet. Les étagères massives et l’odeur du papier ancien m’accueillent, étouffant mes pas. Les livres étaient impeccablement entretenus. Je prends une profonde inspiration avant de lancer d’un ton ferme :
« Il est temps de quitter cet endroit, Kurokafu. »
Un silence. Puis, une silhouette se redresse lentement derrière un bureau. Une femme.
Je cligne des yeux, surpris. Mon esprit vacille un instant. Toutes les histoires parlaient d’un homme, ou sous-entendaient un homme. Mais certainement pas une femme. Kurokafu. Un nom si puissant, imposant. Et pourtant… c’est une femme qui se tient devant moi.
Elle me dévisage avec un calme glacial.
« Combien de fois devrais-je vous répéter que je n’aime pas qu’on me dérange pendant ma lecture ? »
Son ton me fait l’effet d’un coup de fouet. Je baisse les yeux vers le carnet, feignant de chercher une réponse.
« Cela fait trois jours que vous êtes ici, » dis-je finalement. « Rester immobile si longtemps est dangereux. »
Elle penche légèrement la tête, comme si elle pesait mes mots, avant de répondre, non sans une pointe d’amusement :
« Et où devrais-je aller, selon vous ? »
Je m’éclaircis la gorge, parcourant rapidement une autre page du carnet.
« La Grande Bibliothèque à Kaizen. C'est assez loin d'ici. Vous pourrez même vous y fondre dans la foule, comme la dernière fois, si j'en crois les notes de ce carnet. »
Elle secoue la tête.
« Non. J’y suis déjà allée récemment. De plus, la dernière affaire que j'ai dû régler dans cette ville m’a déplu. »
Je fronce les sourcils.
« Pourtant, vous en êtes revenue satisfaite, d’après ce que j’ai lu. »
Elle esquisse un sourire énigmatique.
« C’est vrai. Mais retourner là-bas maintenant gâcherait cette expérience. »
Je retiens un soupir. Kurokafu est aussi imprévisible qu’on me l’avait décrit.
« Très bien. Mais rester ici est risqué. Les Argiope insistent sur votre sécurité. »
Elle se leva, prenant deux livres. L’un d’eux était ouvert, marqué d’un ruban de soie rouge.
« Prenez-les, » ordonna-t-elle en tendant les ouvrages. « Le mémoire et le livre de vie de ce Luminara. Je les terminerai en route. »
Je hochai la tête, obéissant sans poser de questions. Mais une part de moi s’interrogeait : pourquoi cet intérêt soudain pour ces deux ouvrages ?
Nous quittâmes la librairie en silence, elle marchant devant avec une assurance déconcertante, moi, serrant les livres contre moi comme un bouclier.
Dans la voiture, l’atmosphère était glaciale. Elle ne levait jamais les yeux de ses livres. Pourtant, à chaque feu rouge, je jetais un coup d’œil dans le rétroviseur, comme pour m’assurer qu’elle était toujours là.
La tension monta d’un cran quand je remarquai des personnes persistantes derrière nous. Deux vans noirs. Toujours à la même distance, implacables.
Je déglutis avant de rompre le silence :
« Ces véhicules… Vous les connaissez ? »
Elle tourna une page sans lever les yeux.
« Les Faucheurs. Ils escortent. »
Escortent ? Pour protéger ou pour surveiller ? Cette précision n’apaisa en rien mes nerfs. Le bruit monotone des moteurs des vans résonnait, comme une présence oppressante dans mon dos. Je toussotai, hésitant.
« Vous avez une destination en tête ? »
Elle ferma son livre d’un claquement sec et posa sur moi un regard perçant à travers le rétroviseur.
« Vous sembliez savoir où aller en quittant la librairie, non ? »
Je serrai les mains sur le volant, sentant mon cœur s’accélérer.
« Pa–Pardon ? Je pensais que vous aviez déjà décidé. »
Son regard s’intensifia, glacial, et je manquai de rater un virage.
« Alors, trouvez une destination. Et vite. »
Je ravalai ma salive, réfléchissant à toute vitesse. Ma première pensée fut la base. Un endroit familier et sécurisé.
« Dans ce cas, la base vous convient ? »
Elle hoche légèrement la tête, son attention déjà retournée à ses livres.
« C’est parfait. La route peut être longue. Si vous avez besoin de vous arrêter, faites-le. Mais ne perdez pas de temps inutilement. »
« À vos ordres. »
Je soufflai discrètement, me crispant lorsqu’elle murmura presque imperceptiblement, reprenant mes mots.
Je frissonnai. Elle jouait avec moi, mais pas comme une complice. Il y avait quelque chose de froid dans son imitation.
« Vous dites ? » demandai-je, malgré moi, d’un ton hésitant.
Son visage resta impassible, ses yeux rivés sur les pages.
« Rien. »
Elle retourna à sa lecture comme si je n’existais pas, l’habitacle s’imprégnant à nouveau du bruit sourd des moteurs.
Trois heures s’écoulèrent dans un silence oppressant, rythmé seulement par le ronronnement du moteur et les respirations contenues. Finalement, elle ferma son livre d’un geste mesuré.
Lassé de l’inaction, je risquai une tentative.
« Vous avez terminé votre lecture ? »
Elle tourna la tête lentement vers moi, son regard perçant comme une lame, glissant sur moi avec une froideur calculée.
« Tiens donc, les Misumena Vatia savent parler. Fascinant. »
Un coup d’épée invisible. Je me raclai la gorge, mal à l’aise sous son regard acéré.
« Pourquoi pensez-vous cela de nous ? »
Elle eut un sourire fugace, presque imperceptible, mais qui n’apportait rien de chaleureux. Au contraire, l’atmosphère sembla se refroidir davantage.
« Tes prédécesseurs étaient… silencieux. Ils savaient où se trouvait leur place. Moi qui apprécie les échanges poussant à la réflexion, j’ai toujours été déçue. Les Caméléons, eux, savent faire preuve d’une utilité plus large. »
Un long frisson me parcourut. Chaque mot semblait pesé, calculé, destiné à m’écraser sous son poids. Je déglutis avec difficulté, tentant de maintenir une expression neutre.
« Qu’est-il arrivé à mes prédécesseurs ? »
Cette fois, son sourire s’élargit légèrement, mais il avait quelque chose d’étrange, presque mécanique. Elle tapota doucement la couverture de son livre, comme si ma question l’amusait.
« Que pensez-vous qu’il leur soit arrivé ? »
Un piège évident. Chaque fibre de mon être criait de ne pas répondre honnêtement.
« Je… Je suppose qu’ils ont simplement été remplacés, voilà tout. »
Elle laissa planer un silence. Un silence pesant, suffocant, assez long pour que ma gorge se serre davantage. Je crus même percevoir une pointe de satisfaction dans son immobilité calculée.
« Je ne les ai pas tués, si c’est ce qui vous inquiète. Quelle image avez-vous donc de moi ? Je représente Kurokafu. Je ne tue pas par caprice. »
Sa voix était calme, presque douce, mais chaque mot frappait comme une gifle bien placée.
« Pourtant… Il fut un temps où Kurokafu… »
Son regard, soudain dur comme l’acier, se planta en moi. Je regrettai aussitôt mes paroles.
« C’était mon père qui était aux commandes. Ces pratiques appartiennent à un autre temps. »
Je pris une grande inspiration, hésitant un instant avant d’ajouter timidement :
« Mes condoléances, pour votre père. »
Elle leva une main avec lenteur, m’interrompant net. Le dégoût traversa brièvement son expression, comme si mes mots étaient une insulte personnelle.
« C’était une personne méprisable qui ne mérite aucun deuil. Et gardez cela pour vous. »
Ses derniers mots sonnaient comme une menace et claquèrent comme un fouet. Je baissai instinctivement les yeux. Et puis… parler ainsi d’un dirigeant, je ne savais pas où me placer.
« Bien entendu, je ne dirai rien. Et… Mes excuses. »
Elle s’appuya légèrement contre le dossier de son siège, croisant les jambes avec élégance.
« Ça ne me fait rien, si l’on pense que je suis comme lui. Mes actes finiront par parler d’eux-mêmes. »
Mon esprit s’emballait, cherchant des réponses. Donc toutes ces histoires terrifiantes et horribles appartenaient à l’ancien dirigeant ? Mais alors, quand cette transition s’était-elle faite ? Je tentai de me rassurer : je n’avais rien à craindre de Kurokafu, ou du moins, c’était ce que je voulais croire. Peut-être pourrais-je essayer de garder ma place à ses côtés. Cela me garantirait un certain confort, voire une sécurité relative.
« Vous allez me remplacer ? » osais-je demander, une légère appréhension dans ma voix.
Elle posa son regard sur moi, un regard intense et froid, comme si elle disséquait chaque recoin de mon esprit.
« Tiens ? En voilà une étrange question. Si vous ne m’ennuyez pas, je vous garderai avec moi. »
Son ton, bien qu’affable en surface, portait une autorité implacable.
Je serrai le volant, le malaise grandissant en moi. Ses attentes semblaient insaisissables, presque écrasantes.
« Que signifie, ennuyer, pour vous ? »
Un sourire effleura ses lèvres, dépourvu de chaleur mais chargé de sous-entendus.
« Vous n’aurez aucun privilège en restant à mes côtés. Aucun traitement de faveur. Je traite chaque agent avec la même exigence en prenant en compte leur rôle. Un Caméléon ne vaut pas mieux qu’un autre Caméléon, de même pour un Faucheur et pour tout le reste. »
Ses paroles claquèrent comme une sentence, dénuées de la moindre hésitation.
« Et comment les traitez-vous ? » demandai-je avec plus de curiosité dans ma voix.
Elle redressa légèrement le menton, une lueur tranchante dans les yeux.
« De la façon la plus juste possible et selon leur mérite. »
« Au mérite ? Donc vous connaissez les exploits de chaque agent ? »
Elle répondit d’un ton ferme, sans détour.
« Pas seulement. »
Je fronçai les sourcils, cherchant à saisir l’ampleur de ses propos.
« Pas seulement ?... Excusez-moi de demander, mais que savez-vous de tous les agents qui travaillent pour vous ? »
Son regard se fit plus perçant encore, glacial, comme une lame traversant mon questionnement. Aucun moyen de savoir si ma question l'avait offensée, ou pas.
« Les agents ne travaillent pas pour moi. Ils œuvrent en faveur de l’idéal de Kurokafu. Si je meurs, quelqu’un prendra ma place. Et la machine tournera toujours. Donc ce n’est pas pour moi qu’ils travaillent. »
Ses mots résonnèrent en moi comme un coup de tonnerre, me foudroyant sur place. Elle n’était pas simplement une dirigeante, mais l’incarnation même d’une idée, d’une vision impitoyable. Surprenant. Jamais je n’aurais pensé que Kurokafu puisse être aussi… humble.
Elle sembla sentir mon trouble, et continua, sans changer d’expression.
« Ce livre que je viens de finir, je l’ai appelé la mémoire du Luminara. Il n’a écrit dans son récit son nom à aucun moment. C’est la seule trace que cet agent a décidé de laisser derrière lui. J’ai pris le soin de lire, de prendre des notes sur ce qui allait et ce qui n’allait pas dans l’organisation et le plus important, d’en apprendre plus sur lui. Tout a été passé au crible. C’est peu, mais je n’ai pu le lire que deux fois. »
« Deux fois dans sa totalité ? »
« C’est cela. J’ai aussi pris le temps de lire son livre de vie. Chaque agent possède un livre de vie. C’est un livre qui recense son passé et qui recueille le plus de détails possibles sur sa vie en tant qu’agent. »
Je la fixai, incrédule, mais elle ne fléchit pas.
« Vous allez me faire croire que… Vous prenez le temps de lire chaque livre comme vous l’avez fait pour ce Luminara ? »
Elle émit un léger soupir, presque imperceptible, mais son regard restait toujours aussi acéré.
« Je ne veux pas m’en vanter, mais c’est ce que je fais. Il faut bien que quelqu’un se souvienne de ces âmes qui se sont battues pour une vraie justice. »
Ses mots coulaient avec une telle autorité, et pourtant, un étrange frisson me parcourut. Une justice, une véritable justice ? L’ombre de Kurokafu semblait s’étendre bien au-delà de ce que j’aurais imaginé.
Après un petit moment de silence, je repris :
« Vous ne trouvez pas cela injuste ? Grâce à vous, le combat que mènent les agents, ainsi que leur passé est préservé et perdure à travers les livres, mais vous ? Qui va se souvenir de vous ? Encore aujourd’hui, la quasi-totalité des agents pensent que c’est encore votre père qui est aux commandes. »
« Est-ce que je trouve cela injuste ? Non. C’est précisément ce que je souhaite. »
Je fronçai légèrement les sourcils, intrigué. Elle continua, son ton toujours aussi ferme, mais avec une pointe de conviction presque solennelle.
« Je ne cherche pas à être immortalisée, ni même reconnue. Mon rôle est de porter cet idéal, pas de m’en arroger la gloire.
Ceux qui œuvrent pour Kurokafu ne le font pas pour moi, et je ne dirige pas pour laisser une trace personnelle. Chaque livre de vie que je lis, chaque note que je prends, ce n’est pas pour ma mémoire. C’est pour eux. »
Elle fit une pause, le regard dur, comme pour marteler ses propos.
« L’oubli de ma personne est le prix à payer pour que Kurokafu reste un idéal. Si mon nom venait à dominer, cela ne ferait que ternir l’objectif. Nous ne luttons pas pour glorifier une personne, mais pour instaurer un équilibre, une justice véritable. Ma mémoire n’a pas d’importance. Ce qui compte, c’est que l’idéal perdure, peu importe qui en porte la charge. »
Je la fixai, sidéré par l’ampleur de sa vision. Elle n’était pas seulement détachée de l’idée de reconnaissance, mais elle en faisait un pilier de son rôle.
« Mais… » dis-je, hésitant. « Si personne ne se souvient de vous, comment l’histoire peut-elle refléter votre contribution ? »
Son sourire, mince et presque imperceptible, se dessina sur ses lèvres.
« L’histoire appartient à ceux qui la façonnent. Mon devoir est de leur donner les outils pour réussir. Ce n’est pas ma personne qui importe, mais ce que nous construisons ensemble. Si cela signifie que je disparais dans l’ombre, alors tant mieux. »
Elle se redressa légèrement, son regard plus perçant que jamais.
« Si mon effacement garantit que Kurokafu reste un idéal et non un empire dicté par des égos, alors c’est un sacrifice que je fais sans hésiter. La mémoire de ceux qui ont agi pour cet idéal doit vivre. Pas la mienne. »
Ses mots résonnaient comme un manifeste, une déclaration de principes aussi implacable que sa présence. Je sentis une étrange admiration s’insinuer en moi. Peut-être avais-je sous-estimé Kurokafu… et la femme qui en portait le fardeau.
« Je dois vous avouer que… je vous trouve admirable. Pour être tout à fait honnête, jamais je n’aurais pensé cela de notre dirigeante. »
« Allons. » commença-t-elle. « Ne vous méprenez pas. Je ne suis pas là pour être admirée ou suivie. Je ne suis ni une amie, ni un modèle. Je suis une intelligence froide, dénuée de compassion, guidée uniquement par des principes, une justice implacable et impitoyable. Je ne suis qu’un outil de ce que je crois juste, rien de plus. Ne vous attachez pas. »
« Acceptez tout de même d’être un modèle, car que vous le vouliez ou non, vous l’êtes pour tous les agents. »
« Tant que cela sert de façon favorable Kurokafu, je n’ai rien contre. »
Je commençais à la comprendre. Elle n’était pas aussi compliquée, ni aussi cruelle que je l’avais imaginé. Tant que je respecte les principes et valeurs qu’elle incarne, je n’ai rien à craindre. Et je n’ai pas à me cacher derrière des masques, car je partage cette même vision. Autrement, je n’aurais jamais rejoint cette organisation.
« J’avais une question, si cela ne vous ennuie pas. »
« Je vous écoute. »
Je hochai la tête, poursuivant :
« Qui écrit le livre de vie des agents ? »
« L’organisation est vaste. Je comprends pourquoi certains ignorent l’existence de ce processus. Chaque livre est une œuvre en constante évolution. Lors du recrutement, le passé de chaque personne est minutieusement scruté par un TRD, et tout est consigné dans un rapport détaillé. Ce rapport devient une sorte d’autobiographie, qui s’enrichit à chaque mission. Chaque rapport rendu après une mission est analysé et ajouté au livre de vie. Que l’action soit directe ou indirecte, tout y est noté par le responsable de la mission. »
« Vous parlez de cette interminable paperasse ? Chaque fois qu’un Caméléon soumet son rapport, je dois saisir son identifiant, résumer la mission et joindre le rapport numérique. »
« Oui, et tout cela entre dans le livre de vie de l’agent. Quant à vous, ce sont vos supérieurs, les Argiope, qui s’occupent de votre livre. »
« Vous... Vous avez le droit de me révéler tout cela ? »
« Ce n’est pas quelque chose à cacher. Tout le monde devrait le savoir. D’où l’importance de bien rédiger vos rapports. Ils sont utiles. Et pour vous mettre sous pression, sachez simplement que je passe toujours derrière, tôt ou tard. »
« Et donc si je comprends bien… Le livre de vie est produit en version papier au décès de l’agent ? »
« Exactement. Car quand la vie d’une personne s’arrête, il n’y a plus de changement possible pour lui. Le livre papier est une bonne façon pour rendre sa vie immuable, comme le point final de sa vie. »
Je levai les yeux vers le rétroviseur, un sourire, malgré moi, apparaissant sur mon visage.
« Vous aimez l’être humain, n’est-ce pas ? »
« Je n’irai pas jusque-là, mais je le trouve en effet passionnant. »
Elle inspira, puis reprit d’un ton plus calme :
« Vous avez osé échanger avec moi et je vous en félicite. Vous êtes déjà bien plus intéressant que vos prédécesseurs, certains ont été à la même place que vous, et m’ont fréquentée encore plus longtemps que vous, mais sont restés muets et ennuyeux comme des tombes. »
« Alors pour répondre à votre question, je ne compte pas vous remplacer. Et je vous le ferai savoir si je change d’avis. »
« C’est un honneur, d'être désigné comme étant votre Misumena Vatia. »
Elle reprit le contrôle, un sourire satisfait aux lèvres.
« Assez parlé de moi. Je n’ai pas eu l’occasion de lire votre livre de vie, comme il n’est pas fini. Alors, parlez-moi de vous. Qui êtes-vous ? Misumena Vatia ? »
FIN DE CHAPITRE
Chapitre terminé
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